Précarité menstruelle : trois ans après l’annonce, l’État ne tient pas ses promesses.

le 06.03.2026

Pour le 8 mars, nous adressons une lettre ouverte au Premier ministre pour exiger la mise en œuvre immédiate du remboursement des protections périodiques réutilisables.

En France, près de 4 millions de femmes et de personnes menstruées sont encore confrontées à la précarité menstruelle. Chaque mois, elles doivent arbitrer entre l’achat de protections périodiques et d’autres dépenses essentielles, au détriment de leur santé, de leur dignité et de leur participation sociale, scolaire ou professionnelle.

Pourtant, il y a trois ans jour pour jour, l’État annonçait le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les jeunes de moins de 26 ans et les personnes les plus précaires.

Cette mesure a depuis été votée et inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, et les travaux préparatoires nécessaires à son application (cahier des charges, décret) ont été finalisés.

Trois ans après, rien n’a changé pour les premières concernées.
Malgré des engagements réitérés par plusieurs gouvernements successifs, la mesure reste inappliquée.

Sur le terrain, les associations et structures médico-sociales constatent chaque jour l’ampleur de cette urgence. Dans un contexte d’augmentation du prix des protections périodiques et de moyens associatifs limités, elles sont dans l’incapacité de répondre à l’ensemble des besoins essentiels des personnes qu’elles accompagnent.

C’est pourquoi nous, Règles Élémentaires, aux côtés de nombreuses associations et structures médico-sociales, appelons le Gouvernement à agir sans délai.

« La précarité menstruelle n’est ni un sujet marginal, ni symbolique. Elle a des conséquences concrètes et durables sur la vie de millions de personnes. L’égalité, la santé et la dignité ne peuvent plus attendre. »
Maud Leblon, directrice générale de l’association Règles Élémentaires


Nos demandes

Les organisations signataires appellent le Gouvernement à :

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